romain di vozzo / texts

This is a group of textual materialist experiments I wrote.
A

La vie est un hapax. Je suis l’étranger sur ash tree lane. Mon architecture me taraude. Des pilules végétales que j’avale je tire satiété. Aucun vide pourtant entre ma suiveuse et moi. La mort me talonne ? Abandon de la contre forme. Je continue.

Nous nous retrouverons dans la poussière en chien d’une nouvelle route à suivre. Je suis les cendres. Et que phœnix aille s’entorcher ailleurs. Nous avons toujours eu nos propres règles. 
La vie est un hapax. Je suis qualifié. Mais mon architecture perçoit la fragilité des actes lucides. 

Le soleil m’accule vers la pénombre et pourtant. Et pourtant mes dimensions intérieures croissent. Reprise de la contre forme. Ma masse musculaire augmente.
La vie est un hapax. Je porte une arme sur la plage. Mon architecture m’est étrangère. Mon rhinocéros est couché. Sur le côté. Il prend d’autres pilules. Il a cru aux mirages. Crise du paysage. Sant Andreas s’est élargie.

La vie est un hapax. Mon architecture s’écrase. Une nouvelle la supplante.
B

Des masses de terre et d’herbes se sont soulevées. Je ne crains pas l’irréversible. J’évoque de mémoire canine la vacuité de l’existence. Schlass Diogène. Du cupide au vide.
Inspiration – expiration. Le corps d’un berger allemand emmitouflé dans l’argile. Nous avons toujours commis nos propres crimes. Je laisse tomber mes larmes dans son œil. C'est l'au revoir des apatrides.
F

Placez mon corps dans la tourbe. Avant, graissez mes tatouages. Avant. Achetez du plexiglas. 6 plaques épaisses. Faites le nécessaire pour l’hygrométrie et stabilisez l’acidité. Soyez précis et méthodiques. Faites donc comme d’habitude. Remettez-vous en au stricte protocole. Pas de cérémonie. Pas de mise en bière. Laissez faire la géothermie et le manque d’oxygène. Laissez la Nature me dessouder. Gardez-vous de m’étudier. Gardez-vous aussi de me médiatiser. Je n’en aurai que faire. Simplement, laissez faire. A ma mort.  
G

Ce que je sens. C’est le point de compression que la raison exerce. Ce que je sens.            
Ce que je sens. C’est l’immobilisme des animaux que j’abrite. C’est ce que je sens.            

J’ai pourtant vu mon sort se jouer sur un coup de frein. J’ai vu mon sang se répandre et mes os brisés. J’ai observé l’immobilisme et la rémission. J’ai vu les corps morts des autres. J’ai survécu. Et j’ai perdu. Quelle que soit sa hauteur, la raison s’exerce à tout aplatir. Peau d’animal plutôt qu’animal. Voilà que ma masse musculaire disparaît. Que m’est-il arrivé ?
H

Il n’y a pas de définition pour ça. Le corps ballant d’un désert pollué d’hydrocarbures ressemble à l’idée que je me fais d’une charge de poix dans la bouche. D’un bout à l’autre de la chaîne tout n’est que confiture macabre. Des papillons sur des pare-brises. Des hérissons sur le bas-côté. Nous voici à nouveau dans l’ornière, liquéfiés de vitesse. Elle est loin la poésie des routes nationales. Mes hommages néanmoins Monsieur Ponge. Vos platanes continuent de me réjouir. 
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